Bien,
Dans
Un
Champ
D’air,
J’erre.
Sur l’eau
Dans un
Rouleau
D’embuns
Offerts
Las, j’erre.
Dans les bois,
A demi
Iroquois
Et parmis
Les fougères
Heureux, j’erre.
Couché sur l’herbe
Face aux nuages
Ou dans un verbe
Rempli d’images
Un peu légères
Inconscient, j’erre
Les yeux sur la carte,
Sentant mes pensées
Qui doucement partent,
Bercées, balancées
Entre le Niger
Et l’Irlande, j’erre.
Allongé sous la nuit,
Les idées dans la lune,
Ignorant mon ennui
Car emporté dans une
Rêverie passagère,
Mais éternelle, j’erre.
Les paupières abaissées
Sur la déraison croissante
Que l’amour a délaissé,
Evadé de l’angoissante
Réalité étrangère
A mon esprit rêveur …j’erre
L'errant (Errances) posté le lundi 25 septembre 2006 18:37
Revances (Errances) posté le mardi 26 septembre 2006 21:16
REVANCES
I – Crépuscule (veille)
Perdu dans le réel de mes songes,
Les yeux entrouverts dans la pénombre
Etoilée de quelques lueurs sombres
Dévoilées par la brume qui longe
Des vallées aux rondeurs féminines
Qu’ensanglante le soleil mourant
Sur ces pentes et sur ces collines
Elegantes, lues par les courants
D’un vent automnal, je m’évapore,
Buvant un jus de sérénité,
Crevant le toit des réalités,
Semi-conscient, dans un monde au bord
D’un océan de toiles filantes,
Où le néant bleu crépusculaire
Est un infini écran qui gante
L’étain de mes désirs insulaires,
Eteints éphémèrement par l’ange
Du bel azur assombri d’étrange …
II – Nuit (sommeil)
Perdu dans un verre de poème
Les yeux verts d’un reflet de bohème
Exilé de tous soucis stressants
Extirpé des aléas pressants
Expiré par quelques émotions
Je respire mille sensations
Et j’aspire à planer assis dans
Une spire errant par accident
Entre un nuage et une azalée
En train de se donner des baisers
Empreints d’un goût de liqueur de vie
Saoûlant les lutins dansant autours
Fous, lents et rapides tour à tour
Roulant sur le chant des fées, ravies
De sortir de leur château pour boire
L’élixir doux et enivrant du
Grand Vizir des vents qui a rendu
Au bel azur sa couleur de gloire …
III – Aurore (réveil)
Perdu dans les pensées de mes rêves
Les yeux rivés a u plafond de mes
Soucis, j’attends, calme, que se lève
La nuit, pour revoir la joie d’aimer
La vie, par delà les cauchemars
Du jour et les longs méandres de
L’amour qui mènent à l’antre de
La cour du vice où la moche mare
Du mal, cache la perversité
Vénale née de la soliude
Fatale, loin de la vérité
Si cruelle de la mansuétude
Sensuelle émanant de deux amants
En duel amoureux, enflammant
L’essence de tendresse où exaltent
Les sens, réveillés par le cobalt
Intense du plaisir qui atteint
Le bel azur drapé de satin …
Flanements.... (Errances) posté le mardi 26 septembre 2006 21:27
Flâner au soleil,
La tête dans l’ombre
D’un arbre à groseilles
Que l’oubli encombre.
Regarder le vol,
Enivré d’essences
De folie frivole
Frisant l’indescence
Des nuages blancs
Qui changent de formes
Lorsque les troublants
Silences s’endorment.
Flâner dans les champs
Un blé à la bouche,
Tout en recherchant
Une belle souche
Puis suivre un parfum
Boisé, très furtif
Au charme surfin
Un rien émotif
Qui fait tomber l’âme
Au fond des méandres
Pleins d’eau et de flammes
Que l’amour engendre.
Flâner dans les rues,
Croiser des regards
Qui trouble la vue,
A rendre hagard,
Perdre son chemin
Dans la vielle ville
Aux pavés romains
Et aux gens civils,
Admirer les murs
D’anciennes bâtisses
Voler les murmures
Dans les interstices.
Flâner sur l’étang
De vieux souvenirs
Flottant sur les temps,
Courts à revenir,
De la nostalgie
Destabilisante
Et vraie névralgie,
Pourtant si grisante
Lorsque l’on contemple
Un visage amant
Gardé dans le temple
De nos sentiments.
Noyé sous le vague (Errances) posté le mardi 26 septembre 2006 21:41
Un peu de vague à l’âme
Et l’âme dans les vagues
Ou l’âme dans la lame
De rasoir ou de fonds
Je vaque, vogue, vague
Je vague, vague à bonds.
Une vague alarme
Les imprudents au large,
Une vague alarme
S’envole dans le large
Une vague l’arme
Dans son sillage barge.
Quelques vagues à larmes
Ont englouti mon âme,
Quand j’avais l’arme à l’oeil,
Où effleurait l’écueil
De mes longues vagances
Vogant sur l’élégance.
Des larmes de vagues
Me gifflent le visage,
Des vagues de larmes
Rouges, me dévisagent
Et larguent leurs armes
En un houleux vacarme
Une arme dans le vague
Une âme dans les vagues
Et une âme sans arme
Et une arme sans âme
Une vague de fond
Qui se fond dans le vague
De très vagues armes
Arrimés dans les vagues
Des vagues terrains
Des terrains un peu vague
Qui vaquent sereins,
Et puis, STOP, … Je divague
ITIN'ERRANCES (Errances) posté le mardi 26 septembre 2006 21:43
D’air en air, léger, je plane,
Au gré des vents et je flâne
Entre le mistral Tzigane
Et les tempêtes Birmanes.
Poussé par les alizés,
Je reste paralysé
Par leur douceur, balisée
De frissons canalisés.
D’ère en ère je voyage,
A travers le moyen-age,
L’antiquité et puis l’age
De pierre ou de fer, je nage.
De temps en temps, je me laisse
Virevolter par l’ivresse
De mon âme rêveresse
Intemporelle paresse.
D’hère en hère, tard, je marche,
Demandant au patriarches
S’ils me veulent dans leur arche
Malgré ma louche démarche.
Puis ils me raconteront
Des histoires de corons
De renards et de hérons
Autours de brûlants marrons.
D’erre en erre je traverse
Les océans de la Perse
Qui me drainent et me bercent
Jusqu’aux fleuves de l’ivresse.
Philosophant sur les vagues
Bleue de l’amour, je divague
Songeant aux berges de Prague
Que je longe et que je drague.
D’aire en aire je promène
Ma mélancolie sereine
Au milieu des champs, des plaines,
Sous les saules et les frênes.
J’écoute le chant du vent
Mélangé au son du temps,
Aux complaintes des errants
Et aux bruits de l’océan.

